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Ruger Mark IV custom

09 septembre 2021
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Ruger Mark IV custom

Les vertus de la simplicité

Par TIRMAG

 

Née en 1949, la maison Sturm, Ruger & Co. fait pourtant déjà partie des grands noms de la production armurière nord-américaine. Sa première arme était un pistolet semi-auto.22 LR, le Standard Model, alias Mark I. La dernière évolution de cette icône, enfn simple à entretenir, est le Mark IV, visuellement proche de l’aïeul mais profondément différent.

 

Le Ruger Mark 4 possède une silhouette intemporelle qui évoque se prête bien à la vaguement celle du fameux Luger, customisation. et plus sûrement celle du plus

discret Nambu type B japonais. Cet effet tient principalement à l’angle important que forme la poignée avec la carcasse. La conception générale a très peu varié  depuis la sortie du Mark I, qui bénéficiait de l’apport de nouvelles technologies de fabrication apparues lors de la Seconde Guerre mondiale, comme l’emboutissage et l’estampage. Nombreux sont les anciens qui ont commencé© le tir avec un Ruger Mark I ou II, puis un III pour les plus jeunes et à présent le Mark IV pour les nouveaux venus ou les plus vieux fanatiques de la marque au Phénix. Il suffit de manipuler et d’essayer cette dernière déclinaison d’un concept né il y a 72 ans pour comprendre l’engouement mondial dont bénéficie cette série de pistolets. Les Mark I, II et III étaient des armes assez simples, précises et fiables. Leur défaut principal tenait à un démontage particulièrement fastidieux et d’une complexité rarement égalée. Si démonter et remonter l’une de ces versions sur une table au calme frisait déjà la performance, mener à bien l’opération à genoux dans la nature tenait tout bonnement du miracle. Ce problème bien connu effrayait souvent de possibles acheteurs, malgré les qualités avérées de ces différents modèles.

Une véritable métamorphose

Avec le Mark IV, Ruger a effectué un extraordinaire bond en avant en la matière : le démontage du Mark IV est d’une facilité déconcertante et le classe à présent parmi les meilleurs élèves du moment !

Il en existe plusieurs versions, en acier et alliage ou totalement en inox : Standard, Target, Hunter, Compétition et Tactical, auxquelles il est possible d’ajouter les 22/45, 22/45 Lite et 22/45 Tactical qui diffèrent par leur poignée calquée sur celle du Colt 1911 et offrent une prise en main complètement à part. Entre les différentes longueurs de canons et finitions, ce ne sont pas moins de trente déclinaisons d’une même base qui figurent au catalogue Ruger. Vaste choix ! La grande nouveauté technique qui distingue le Mark IV de ses prédécesseurs est donc le système de démontage « One-Button Takedown ». Après avoir effectué les habituelles mesures de sécurité, enlevé le chargeur, bien qu’il ne s’agisse pas d’une obligation technique sur cette arme mais d’une simple mesure de bon sens, il faut armer le pistolet, enclencher la sécurité, puis appuyer sur le poussoir situé à l’arrière de la carcasse, juste sous les deux oreilles de préhension de la culasse. L’ensemble boîtier de culasse et canon bascule sur l’avant et se désolidarise de la carcasse.

La culasse peut être alors retirée et l’arme facilement nettoyée, action qui était malheureusement loin d’être régulièrement effectuée par nombre de possesseurs des anciennes versions du pistolet fétiche de Ruger. Tous les Mark IV sont attrayants, mais le plus apprécié est le Target à canon lourd de 13,9 cm (5,5 pouces) qui s’avère très polyvalent. Il est proposé tout en inox poli ou en noir avec carcasse en aluminium et boitier de culasse en acier bronzé. Le premier, intégralement en acier, affiche un poids supérieur. À titre de comparaison la version inox avec cette longueur de canon pèse 1 213 g, la noire 1 009 g. Une différence importante dont il faut en tenir compte lors du choix.

Tous les Mark IV possèdent une hausse réglable en hauteur et dérive, un guidon fixe et des trous taraudés sur le boîtier afin de monter une lunette ou un point rouge. Les commandes sont faciles à manipuler,

Qu’il s’agisse du poussoir de déverrouillage du chargeur, de celui de l’arrêtoir de culasse ou du levier de sécurité ambidextre. Ce dernier peut servir comme point d’appui pour le pouce et il est possible aussi d’enlever le levier côté droit. Le chargeur démontable a une capacité de dix cartouches placées en pile verticale. Sur les anciennes versions, il était parfois réticent à quitter son logement et nécessitait d’être extrait avec la main faible. Le Mark IV dispose d’un ressort d’assistance qui favorise l’éjection du chargeur. Le système est très efficace, à tel point que l’arme tenue à l’envers le chargeur est presque expulsé de son puits. La finition externe et interne est excellente et il n’y a rien d’étonnant à ce que ce pistolet soit aussi populaire.

La haute couture à prix doux Malgré les huit versions disponibles du Mark IV Target, il arrive parfois malgré tout que l’utilisateur d’un de ces modèles ressente le besoin d’apporter des modifications afin d’avoir une arme vraiment adaptée à ses besoins. Ce pistolet à l’origine étant fort bien conçu, la personnalisation peut être mesurée tout en portant sur des points bien définis afin d’apporter de réelles améliorations. Quand on prend en main un Mark IV à canon de 13,9 cm (5,5 pouces) avec carcasse en aluminium, modèle le plus populaire de la gamme, on se rend compte immédiatement du déséquilibre sur l’avant dû au poids du canon très étoffé. La qualité de la détente est correcte, sans plus, avec un départ tournant généralement autour des 2,2 kg et une sensation de flou marquée. Un débutant n’y fera pas attention, faute de point de comparaison. Mais un tireur plus expérimenté sera sensible à ce genre de détails susceptibles d’occasionner des désagréments et nuire à l’efficacité. C’est là qu’intervient la customisation, non pas dans un but esthétique, mais pour améliorer les performances et répondre au plus près aux besoins de l’utilisateur.

Le Mark IV évoqué dans cet article a ainsi fait l’objet de légères modifications qui, pourtant, le métamorphosent et améliorent non seulement les résultats sur cibles mais également le plaisir ressenti. Son possesseur souhaitait augmenter la maniabilité du pistolet et retrouver l’aptitude à pointer naturellement vers le but du modèle Standard doté du canon léger de 4,75 pouces (12 cm). Pour ce faire, le canon de son Mark IV Target a été raccourci d’un pouce (25,4 mm), ce qui l’a ramené à 11,43 cm. Cette modification a entraîné dans la foulée le déplacement vers l’arrière du guidon.

 

 

 

 

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