PRESSE

AR556 MPR

24 août 2021
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RUGER 556 MPR, mon AR15 à moi

paru dans Tirmag

La plate-forme AR constitue notoirement une excellente base pour le tireur sportif adepte de personnalisation, laquelle peut toucher l’esthétique, mais aussi l’adaptation de l’ergonomie et l’optimisation du fonctionne-ment de l’arme. Les premières étapes de la cus-tomisation sont à la portée de n’importe qui et n’engagent pas un budget délirant, avec un peu de recherche et de bon sens.
Nous avons suivi un tireur de TLD qui a ajouté une AR15 à son râtelier afin de s’adonner en pa-rallèle à une forme de tir différente, dynamique et ludique, sans trop investir, mais avec toujours à l’esprit la précision.
La première difficulté aura été de sélectionner la bonne base dans une offre pléthorique. Il faut donc bien cerner ses besoins, qui tiennent en trois mots : prix – distances – disciplines. Notre tireur voulait une AR15 de bonne qualité à moins de 1 500 €, cas le plus commun. L’arme devait faire preuve aussi d’une certaine poly-valence, afin de pouvoir être utilisée en tir dy-namique de 50 à 100 mètres, et en statique, en position couchée, jusqu’à 300 mètres, avec un emploi régulier à 200 mètres. Le choix s’est por-té sur une Ruger AR 556 MPR à canon de 16,1 pouces, soit 40,9 cm.
Une AR15 très classique dans sa présentation mais correctement traitée et ne possédant au-cun défaut majeur. La crosse télescopique en polymère est une Bravo B5 Systems. Elle est réglable en longueur sur six positions avec un débattement de 8,3 cm et possède de chaque côté un emplacement pour un anneau de bretelle QD (Quick Detach). Le garde main en alu-minium au profil octogonal possède un rail Picatinny sur toute sa longueur et des fentes M-Lock qui, en plus de favoriser la ventilation du canon, permettent de fixer les habituels  accessoires. Sans surprise, la partie mécanique fonctionne par emprunt de gaz non réglable, agissant directement sur un transporteur et sa culasse rotative à sept tenons de verrouillage. Les deux parties formant la carcasse (Lower et Upper) sont en aluminium forgé 7075-T6 et ano-disées noir mat. Ruger a conservé sur le côté droit du boîtier supérieur le volet basculant de protec-tion de la fenêtre d’éjection et le poussoir latéral caractéristique qui permet de forcer la fermeture de la culasse en cas d’encrassement. Il est raris-sime qu’un tireur ait recours à ce système, à tel point qu’il est parfois supprimé par certains fabri-cants dans un souci d’économie. Même si dans le cadre du tir sportif son utilité est anecdotique, ce poussoir est mécaniquement et visuellement indissociable de l’AR15. La grosse protubérance à l’arrière de la fenêtre d’éjection est un déflec-teur d’étuis, toujours apprécié par les voisins qui préfèrent voir les étuis brûlants être éjectés vers l’avant plutôt que dans leur col de chemise. Un rail  Picatinny court sur toute la longueur de l’Upper. Le pontet arrondi permet le tir avec des gants. L’arme est vendue avec un chargeur Magpul en polymère de 10 coups  : il est possible d’utiliser tous les chargeurs pour l’AR15. Cette Ruger AR 556 MPR est dépourvue d’appareil de visée. Il est  donc nécessaire de prévoir lors de l’achat une lunette, un point rouge et/ou une visée ouverte œilleton/guidon. Le canon en acier forgé à 5 rayures à droite est rayé par martelage à froid au pas de 8 pouces, soit 1 tour pour 20,32 cm. Il possède l’intéressante particularité d’être chambré en 223 Wylde afin de pouvoir utiliser indifféremment la 223 Remington et la 5,56x45 OTAN. Bien que très proches, ces deux car-touches génèrent des pressions différentes, la seconde étant supérieure à la première. Elles utilisent des étuis extérieurement identiques mais avec des volumes légèrement différents, les parois des 5,56 OTAN étant plus épaisses. De plus, les cônes de raccordement des canons sont également différents. Le chambrage en 223 Wylde offre la possibilité d’utiliser sans risque les deux munitions, ce qui permettra de ti-rer par exemple des munitions de surplus.  
La bouche filetée au pas de 1/2-28 reçoit  un cache-flamme. L’arme répond aux spé-cifications MIL-SPEC et il sera donc pos-sible d’utiliser toutes les pièces et acces-soires répondant à cette norme militaire américaine.  
Autant pour cette AR15 sauce Ruger, tout à fait convaincante d’origine quant à la finition et l’es-thétique. Mais comme toutes les plateformes AR, il est possible de l’améliorer sans se ruiner.  Ce qu’a fait son possesseur en y ajoutant quelques accessoires, certains indispensables, comme le système de visée, d’autres, destinés à optimiser l’ergonomie et le confort. Plusieurs ont été achetés en armurerie mais Internet a aussi été mis à contribution, notamment un  célèbre site chinois pour le petit matériel, avec à la clé des prix défiant toute concur-
rence. Le premier achat a été une lunette Vortex 4-16x44 Diamondback Tactical avec réticule EBR-2C MRAD au premier plan focal. Avec son tube central de 30 mm de diamètre, sa longueur de 35,5 cm et son poids de 654 g, cette optique est plutôt imposante sur une AR15. Mais elle s’avère assez polyvalente et permet de faire du tir de précision dans de bonnes conditions à moyenne distance. Son champ de vision à 100 m à 4x est donné pour 8,2 m et à 14x pour 2 m. La parallaxe est réglable de  20 m à l’infini. Les tourelles de réglage sont calibrées en 0,1 Mrad, ce qui est parfait car bien plus rationnel que les MoA. La plage de réglage en élévation et en dérive est de 25 Mrad. Les supports d’origine Vortex sont des « médium ». 

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