PRESSE

Essai du nouveau Beretta 694 Sporting

04 août 2020
> Partager cet article       

En septembre dernier, Beretta présentait un nouveau fusil superposé. Comme son nom l’indique, ce 694 Sporting est destiné au parcours de chasse, discipline idéale pour parfaire son entraînement en attendant l’ouverture. Mais pas seulement, car le 694 est aussi redoutablement efficace sur les oiseaux de haut vol. 

 

La présentation d’un nouveau fusil Beretta, plus encore s’il est enclin à vivre une vocation sportive, est toujours un événement. Un soir où nous ren-contrions Ugo Gussalli Beretta à la Villa éponyme, le somptueux écrin de ce qui est peut-être le plus beau musée privé d’armes au monde, il nous avait rappelé que « les disciplines olympiques, de ‘‘trap’’ [fosse] et de skeet sont pour nous le formidable laboratoire où nous éprouvons nos fusils ». Cet attache-ment au tir sportif a donné lieu, en septembre dernier, à la présen-tation fastueuse du Beretta 694. À cette occasion, pour accueillir la presse internationale, Gardone Val Trompia, le site historique de la manufacture cinq fois centenaire, avait revêtu ses plus beaux atours.
Déjà la version précédente du 692 nous avait enthousiasmés pour le parcours et le tir de chasse de haut vol. C’est un fusil dont les départs sont remarquables, même si les ressorts de ses chiens n’atteignent pas la célérité  des lames de son aîné au cata-logue – le DT11. L’équilibre neutre du 692, à peu près axé sur les tourillons de basculage, fait de lui une arme jamais fa-tigante à épauler, et ce tout au long de la journée. Si l’on ajoute le confort de tir des canons au profil interne progressif et leur performance… Nous affirmions avec force qu’avec le prédéces-seur du 694, nous n’étions pas loin de l’excellence. On devine alors notre impatience mâtinée de curiosité, quand il s’est agi de prendre en main la nouveauté de la marque à l’emblème aux trois flèches, emprunté à d’Annunzio. De quelles évolutions les ingénieurs de Gardone avaient-ils bien pu gra-tifier leur nouveau 694 ?
Le nouveau Beretta 694 est assemblé autour d’une bascule basse complètement redessinée. On la découvre élégante sous sa livrée d’acier poli. Son poids augmenté d’environ 25 grammes améliore son équilibre, plus encore sa balance. Rappelons que, pour tirer loin, avec un bon contrôle des trajectoires, une bascule étoffée n’est jamais une erreur. Comme c’est souvent le cas chez Beretta, la paroi de la culasse abrite les deux verrous coniques ; lors de la fermeture, ils pénètrent de part et d’autre du canon supérieur. Là où l’on retrouve les immuables portées de recul interchangeables de forme trapézoïdale caractéristique. Maintenant, vers la queue de bascule, la clef d’ouverture en acier an-tireflet adopte un profil inédit plus bas. Quant à la sûreté à sélecteur, son quadrillage se modernise à une fin plus ergonomique. 

Mais la grande idée du 694 a consis-té, pour les ingénieurs, à augmenter considérablement le champ visuel de part et d’autre de la ligne de visée (voir l’illustration page 82). Pour cela, deux gouttières entaillent et af-finent chacun des corps supérieurs de la crosse, dans le prolongement de la base des coquilles de bascule. Ce dégagement visuel substantiel peut se révéler primordial pour tirer certains oiseaux traversards bas. Pour bien voir sa cible, on aura ainsi moins tendance à lever la tête. Ce qui, comme chacun sait, est souvent rédhibitoire au moment
du lâcher, le coup portant au-dessus.

 

RETOUR A LA LISTE DES ARTICLES

ici Contenu
ici bas
X
ici Contenu
ici bas
OK