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Beretta Une réussite transalpine

25 août 2021
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Beretta Une réussite transalpine

par La Revue Nationale de la Chasse

Plus de cinq siècles de réussite industrielle, voilà ce qu’évoque le nom d’une marque italienne dont la réputation s’est très tôt échappée de la petite vallée où elle est née. Une réputation qui oblige ceux qui portent ce nom à toujours repousser les limites, mais sans oublier leurs profondes racines.  

Aujourd’hui, le 3 octobre 1526. (À) Maître Bartolomeo Be-retta du territoire brescian de Gardone pour 185 canons d’arquebuse (destinés) à notre maison de l’arsenal (donné) 296 ducats. » Ces quelques mots rédigés sur un document comptable de la République de Venise sont la certifi cation écrite la plus ancienne de l’activité d’un ancêtre de la famille Beretta liée à la fabrication d’armes à Gardone Val Trompia. Cette ville, où se situe aujourd’hui encore le siège de la marque, offre des atouts (gisements minéraux, forêts, rivières) que déjà les Étrusques avaient valorisés pour la fabrication d’objets en métaux, en par-ticulier des armes blanches. Aujourd’hui, soit quatorze générations plus tard, l’actuel président, Ugo Gussalli Beretta (qui dirige l’entreprise familiale depuis 1993), est à la tête d’un empire dont le nom est identique depuis le XVIIe siècle. Si à ses débuts la forge Beretta s’était spécia-lisée dans la fabrication de canons, dès le XVIIIe siècle on voit apparaître les premiers exemplaires d’armes complètes. C’est Pie-tro Antonio Beretta, né en 1791, qui per-fectionne l’art de la fabrication de canons de fusil à âme lisse et de pistolets et qui, dès 1831, met en route les travaux d’expansion. En 1853, le premier de ses quatre fi ls, Giu-seppe Antonio, lui succède. Fort d’une grande compétence technique et d’un remarquable talent commercial, Giuseppe mit en œuvre des politiques industrielles et commerciales modernes et souvent révolutionnaires : il fut le premier de la dynastie à concentrer la production sur les armes sportives de grande qualité, développa les ateliers et élimina la dépendance des fournisseurs externes, ap-prit la maîtrise de nouveaux procédés tech-niques, rénova ou remplaça les machines. C’est à lui que l’on doit aussi la construction, vers le milieu du XIXe siècle, du siège qui est, aujourd’hui encore, le quartier général du groupe Beretta. Giuseppe Beretta fut aussi un novateur sur le front commercial : il intensi-fi a la distribution en établissant des relations commerciales stables, notamment à l’inter-national, et créa en 1885, au siège social, une sorte de show-room avant l’heure (dans les locaux où est installée la collection privée d’armes de la famille Beretta).


Quand Giuseppe mourut en 1903, c’est Pietro qui lui succéda pendant cinquante-quatre ans ; jusqu’à sa mort en 1957, il sut transfor-mer une affaire artisanale en entreprise in-dustrielle à part entière. Pietro prit les rênes d’une entreprise qui comptait un seul bâti-ment de 10 000 m² et 130 employés, pour arriver à un effectif de 1 500 salariés sur une surface de 35 600 m², et ce, en dépit des dif-fi cultés qu’il dut affronter pendant les deux conflits mondiaux. 
Pietro sut introduire des systèmes de travail modernes et créer des produits innovants, comme ceux qu’il développa avec son colla-borateur et projeteur Tullio Marengoni ; à citer, parmi vants, comme ceux qu’il développa avec son colla-borateur et projeteur Tullio Marengoni ; à citer, parmi comme fusil d’assaut avec le pistolet semi-au-tomatique d’ordonnance modèle 1951 et le pistolet mitrailleur PM12 (police italienne). En 1955, Beretta lance le premier superposé économique ; dénommé Beretta S55, il sera pendant plus de vingt ans le fusil de référence du chasseur italien avec le semi-automatique A300, fruit de l’étude commencée en 1958 pour le modèle 60, premier semi-automa-tique italien à emprunt de gaz. C’est en 1957 que naît le premier fusil italien à pompe, le Beretta RS151. En 1977, Beretta introduit son pistolet semi-automatique calibre 9 mm Parabellum modèle 92, un des plus grands succès de l’histoire, avec presque 4 000 000 d’unités fabriquées à ce jour. La série de superposés S680 de chasse et de tir, qui naît en 1979, est encore in-cluse dans le catalogue aux côtés des nouveaux SV10 Perennia de chasse et SV10 Prevail de tir. Carlo s’éteignit en 1984 
et Pier Giuseppe en 1993 ; le flambeau fut repris par son neveu, Ugo Gussalli Beretta, l’actuel président. Actuellement, Beretta produit en-viron 1 500 armes par jour, une gamme qui couvre la quasi-totalité des armes portatives : superposés et juxtaposés de chasse et de tir, fusils semi-automatiques, carabines, fusils express, pistolets semi-automatiques et fusils militaires automatiques. Une production dé-diée aux armes sportives à hauteur de 90 % en moyenne et destinée à l’exportation à hauteur de 75 % en moyenne, avec plus de cent pays destinataires. Une division spé-ciale dénommée Premium Grade Guns se consacre à la fabrication d’armes raffi nées, chez lesquelles la plupart des opérations de fi nition, d’assemblage et de décoration sont encore réalisées à la main. Cet atelier travaille sur commande, avec une liste d’attente d’un à deux ans. De lui dépend aussi l’atelier de gravure Beretta, où de jeunes élèves peuvent travailler aux côtés des maîtres graveurs pour réaliser des créations uniques qui demandent parfois plusieurs centaines d’heures de tra-vail. Le tir sportif est dans l’ADN Beretta, avec à la clé de nombreux succès. À Melbourne en 1956, Beretta gagnait sa première mé-daille d’or olympique dans le tir au plateau et, depuis, les victoires se sont enchaînées pour fi nir en 2016 avec dix médailles dont quatre fois l’or. En fait, les fusils de compéti-tion Beretta ont gagné plus de compétitions internationales que n’importe quel autre …

de la marque ne pouvaient pas se conten-ter de métal et de bois, et c’est ainsi que, depuis le début des années 1990, Beretta propose une ligne complète d’accessoires et de vêtements pour l’homme et la femme caractérisée par un contenu technique haut de gamme et une élégance sobre. Une col-lection très étoffée qui complète les armes auprès d’un réseau de distribution soit tra-ditionnel (armuriers), soit en nom propre (Beretta Gallery), voire en Direct Business aux États-Unis. Au total, plus de 900 points de vente physiques sur la planète, et un site e-commerce uniquement pour les lignes vêtements, accessoires et optiques. Fabbrica d’Armi Pietro Beretta fait partie actuelle-ment de la Holding Beretta, la société de portefeuille créée en 1996 pour gérer le déve-loppement et la coordination stratégique de la dynastie industrielle la plus ancienne du monde. Le groupe est administré par les 14e et 15e générations Beretta, le président Ugo Gussalli Beretta étant épaulé par ses deux fi ls, Pietro et Franco, déjà actifs au sein de l’entreprise. Une saga qui n’a pas fi ni d’être écrite, Carlo (1997), fi ls de Franco Gussalli Beretta, et Maria Teresa (2012), fi lle de Pie-tro Gussalli Beretta, incarnant déjà la 16e génération du nom. 

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